Prothèses Mammaires & augmentation du volume des seins

Augmentation des seins 2018-03-19T17:00:48+00:00

prothese-title

AUGMENTATION MAMMAIRES PAR PROTHÈSES

breast-augmentation1-gd

Une plastie mammaire d’augmentation consiste à corriger un volume insuffisant par la mise en place d’implants (prothèses) derrière la glande mammaire. Tous les implants mammaires actuellement utilisés sont composés d’une enveloppe constituée de silicone élastique rugueuse (texturée) et remplis de gel de silicone.

Avant l’intervention

implantL’emplacement de la cicatrice, la situation de la prothèse par rapport au muscle, le type et la taille de la prothèse seront décidés pendant la consultation. Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention. Outre les examens préopératoires habituels, il peut être utile de vérifier l’imagerie mammaire (mammographie, échographie). Aucun médicament contenant de l’Aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention.

  • L’intervention est pratiquée sous anesthésie générale.
  • Une hospitalisation d’une journée est habituelle.
  • L’implant est introduit par une courte incision située soit autour de l’aréole, soit dans la région de l’aisselle, soit dans le pli sous mammaire le plus souvent.

Les suites opératoires sont parfois douloureuses surtout lorsque l’implant est derrière le muscle grand pectoral. Un traitement antalgique pendant quelques jours est prescrit systématiquement. Œdème (gonflement) et ecchymoses (bleus) des seins, gêne à l’élévation des bras sont habituels au début. La sortie a lieu 24 à 48 heures après l’intervention, puis la patiente est revue en consultation deux à cinq jours plus tard. Le port du soutien-gorge est conseillé pendant environ un mois, nuit et jour. Les fils de suture sont résorbables mais il faut enlever le nœud à chaque extrémité vers le quinzième jours post-opératoires. Un repos à la maison est recommandé pendant une semaine environ. Il faut attendre au moins un mois pour reprendre une activité sportive légère et deux mois pour une activité plus intensive. . L’arrêt du tabac est recommandé au moins un mois avant et un mois après l’intervention (le tabac peut être à l’origine d’un retard de cicatrisation).

L’augmentation mammaire par prothèses reste une intervention chirurgicale, avec ses risques.

  • L’anesthésie : le médecin anesthésiste informera lors de la consultation des risques anesthésiques.
  • Le geste chirurgical: Il y a les complications générales liées à la chirurgie et les autres spécifiques, liées à la présence d’un corps étranger dans le sein.
  • Un hématome peut nécessiter un geste d’évacuation.
  • Une infection est catastrophique puisqu’il faut ré intervenir et enlever les implants.
  • Des altérations de la sensibilité, surtout mamelonnaire, elles sont le plus souvent transitoires mais parfois définitives.
  • La survenue de cicatrices hypertrophiques voire chéloïdes qui peuvent compromettre le résultat esthétique.

Formation de plis ou aspect de « vagues »

Les plis de l’enveloppe de la prothèse peuvent être visibles sous la peau , donnant alors un aspect de  » vagues  » cet aspect est plus rare lorsque la prothèse est mise derrière le muscle.

Contracture capsulaire et coque fibreuse

La formation d’une capsule fibreuse autour de l’implant est logique. C’est une réaction normale de l’organisme qui forme une membrane fibreuse autour du corps étranger afin de l’isoler. L’évolution ce cette coque est parfois défavorable. Elle s’épaissit, se rétracte et forme une épaisse coque fibreuse autour de l’implant. Il s’agit de la contracture capsulaire. On distingue quatre stades de fermeté qui vont de l’aspect normal, indétectable, aux formes sévères de coques avec sein dur, rond, fixé et parfois douloureux. La fréquence de cette complication est faible (entre 1 et 5%) mais réelle.

Rupture de l’implant

Elle survient parfois après un traumatisme violent ou un défaut de conception de l’implant mais le plus souvent elle est due à l’usure de la membrane en silicone. Elle peut favoriser l’apparition d’une coque péri-prothétique. Une réintervention est nécessaire.

Augmentation du volume des seins sans prothèse

C’est le prélèvement et le transfert immédiat d’une graisse prise d’une zone à une autre zone du corps. Cette réutilisation instantanée de graisse pour combler ou augmenter d’autres parties du corps, permet de réaliser le lipofilling. Les graisses sont prélevées de zones habituelles (culotte, ventre, genoux) et sont transférées vers les seins.

Il s’agit d’une autogreffe. Il n’y a pas de rejet mais seule une partie de la graisse injectée reste en place (entre 30 et 50%). Une fois en place et bien revascularisée, la graisse vit comme toutes les parties du corps et ceci est DÉFINITIF.

Cette technique permet dans la même intervention de réaliser une liposuccion douce sur les zones à réduire (culotte, ventre, genoux, cuisses) et d’augmenter le volume des seins.

  • La lipostructure est habituellement réalisée sous anesthésie générale.
  • Cette chirurgie est le plus souvent réalisée en ambulatoire, l’entrée et la sortie se faisant le même jour.

Dans les suites opératoires, les douleurs sont en règle générale peu importantes. Un gonflement des tissus (œdème) apparait pendant les 48 heures suivant l’intervention et mettra en général 5 à 15 jours à être totalement résorbé. Des ecchymoses (bleus) apparaissent dans les premières heures au niveau des zones de réinjection graisseuses: elles se résorbent dans un délai de l0 à 20 jours après l’intervention. Ainsi, si la récupération physique est habituellement rapide du fait du caractère léger et superficiel de l’intervention, il conviendra de bien tenir compte de l’importance de la gêne sociale entrainée par l’œdème les ecchymoses, afin d’adapter sa vie familiale, professionnelle et sociale. ll convient de ne pas exposer au soleil ou aux U.V. les régions opérées avant 4 semaines au moins, ce qui ferait courir le risque de pigmentation définitive. Après résorption des œdèmes et d’ecchymoses, le résultat commence à apparaitre dans un délai de 2 à 3 semaines après l’intervention.

Une lipostructure reste une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés a tout acte médical, aussi minime soit-il. ll faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgical. En ce qui concerne I ‘anesthésie, lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera lui-même le patient des risques anesthésiques. ll faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles a maitriser: le fait d’avoir recours à un anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical fait que les risques encourus sont devenus statistiquement faibles.

Le Résultat

ll est apprécié dans un délai de 3 à 6 mois après l’intervention. Du fait de la résorption naturelle de la graisse et des limites de volume injectable,il faut souvent prévoir plusieurs interventions successives.