

Une plastie mammaire d’augmentation consiste à corriger un volume insuffisant par la mise en place d’implants (prothèses) derrière la glande mammaire.
Tous les implants mammaires actuellement utilisés sont composés d’une enveloppe constituée de silicone élastique rugueuse (texturée).et remplis de gel de silicone.
L’emplacement de la cicatrice, la situation de la prothèse par rapport au muscle, le type et la taille de la prothèse seront décidés pendant la consultation. Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention.
Outre les examens préopératoires habituels, il peut être utile de vérifier l’imagerie mammaire (mammographie, échographie). Aucun médicament contenant de l’Aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention.
Elle est pratiquée sous anesthésie générale.
Une hospitalisation d’une journée est habituelle.

L’implant est introduit par une courte incision située :
La loge qui est aménagée par décollement et dans laquelle la prothèse est implantée est située:

En fin d’intervention, un soutien-gorge modelant est mis en place par-dessus les pansements. L’intervention dure entre 1 et 2 heures.

Les suites opératoires sont parfois douloureuses surtout lorsque l’implant est derrière le muscle grand pectoral. Un traitement antalgique pendant quelques jours est prescrit systématiquement.
Œdème (gonflement) et ecchymoses (bleus) des seins, gêne à l’élévation des bras sont habituels au début. La sortie a lieu 24 à 48 heures après l’intervention, puis la patiente est revue en consultation deux à cinq jours plus tard. Le port du soutien-gorge est conseillé pendant environ un mois, nuit et jour. Les fils de suture sont résorbables mais il faut enlever le nœud à chaque extrémité vers le quinzième jours post-opératoires. Un repos à la maison est recommandé pendant une semaine environ.
Il faut attendre au moins un mois pour reprendre une activité sportive légère et deux mois pour une activité plus intensive.
Il faut au moins trois mois pour l’apprécier. C’est le délai nécessaire à l’assouplissement des seins et à la stabilisation des prothèses.
La cicatrice a une évolution variable parfois inhabituelle sous forme d’épaississement ou de rétraction. Des douleurs des seins, des troubles de la sensibilité mamelonnaire sont possibles.
La durée de vie d’une prothèse mammaire est variable, elle ne peut être garantie. En l’absence d’usure ou de complication, l’implant peut être conservé aussi longtemps que la patiente le désire. L’idée principale est qu’un jour il faudra changer les implants. Avec les conséquences physiques, psychologiques et financières qui s’y rattachent.
L’augmentation mammaire par prothèses reste une intervention chirurgicale, avec ses risques.
Les plis de l’enveloppe de la prothèse peuvent être visibles sous la peau , donnant alors un aspect de " vagues " cet aspect est plus rare lorsque la prothèse est mise derrière le muscle.
La formation d’une capsule fibreuse autour de l’implant est logique. C’est une réaction normale de l’organisme qui forme une membrane fibreuse autour du corps étranger afin de l’isoler. L’évolution ce cette coque est parfois défavorable. Elle s’épaissit, se rétracte et forme une épaisse coque fibreuse autour de l’implant. Il s’agit de la contracture capsulaire. On distingue quatre stades de fermeté qui vont de l’aspect normal, indétectable, aux formes sévères de coques avec sein dur, rond, fixé et parfois douloureux.
La fréquence de cette complication est faible (entre 1 et 5%) mais réelle.
Elle survient parfois après un traumatisme violent ou un défaut de conception de l’implant mais le plus souvent elle est due à l’usure de la membrane en silicone. Elle peut favoriser l’apparition d’une coque péri-prothétique. Une réintervention est nécessaire.
La mise en place d’implants mammaires derrière la glande mammaire n’a pas de retentissement sur l’allaitement.
Aucun lien n’a été mis en évidence et l’implantation d’une prothèse mammaire n’augmente pas le risque de survenue d’un cancer du sein.
La prothèse étant derrière la glande mammaire, la surveillance clinique est simple. Les porteuses d’implant mammaire doivent le préciser au radiologue qui pourra utiliser des méthodes adaptées (échographie, mammographie numérisée).
Une surveillance régulière est recommandée tous les deux ans. L’examen permet d’évaluer la bonne tolérance de l’implant avec le temps. En cas de doute un examen radiographique ou échographique sera proposé.