L'hypertrophie mammaire est définie par un volume des seins trop important.
L'hypertrophie mammaire implique presque toujours un retentissement physique et fonctionnel (douleurs du cou, des épaules et du dos, gêne pour la pratique des sports, difficultés vestimentaires).
L'objectif est de réduire le volume et de corriger la chute des seins, souvent associée afin d’obtenir deux seins harmonieux.


Le tissu glandulaire en excès est retiré. Le volume glandulaire résiduel est ascensionné, concentré et remodelé. L’enveloppe cutanée est adaptée au nouveau volume. Les berges de la peau sont suturées. Ces sutures sont à l’origine des cicatrices.


La plupart du temps, les cicatrices ont la forme d’un T inversé avec trois composantes: péri aréolaire, verticale, et horizontale dans le sillon sous mammaire, la longueur de la cicatrice horizontale est proportionnelle à la taille des seins.
La consultation avec un anesthésiste est obligatoire. Seront prescrits les examens préopératoires habituels, il peut être utile de vérifier l’imagerie mammaire (mammographie, échographie).
Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention.
Il s’agit d’une anesthésie générale durant laquelle vous dormez complètement.
Une hospitalisation de deux à trois jours est nécessaire.
Les tissus enlevés sont systématiquement adressés à un laboratoire spécialisé pour être examinés au microscope (examen histologique).
L’intervention dure deux à trois heures.
En fin d’intervention un pansement modelant, avec des bandes élastiques en forme de soutien-gorge, est confectionné.
Les suites opératoires sont peu douloureuses. Le premier pansement est retiré au bout de 48 heures et remplacé par un pansement plus léger associé à un soutien-gorge de sport (à porter pendant un mois, jour et nuit).

Pendant une dizaine de jour, les pansements seront fait au domicile par une infirmière. Puis un contrôle avec votre chirurgien est prévu une douzaine de jours après l’intervention.
Les fils de suture sont résorbables. Seuls les nœuds aux extrémités sont enlevés lors du premier contrôle. Un arrêt de travail d’une durée de 15 jours est à prévoir.
La reprise modérée du sport est possible un mois après l’opération.
A partir de trois mois après l’intervention, le volume et la forme du sein se stabilisent mais il faut attendre un an pour que les cicatrices soient plus discrètes.
Il s’agit essentiellement des cicatrices, qui font l’objet d’une surveillance attentive. Discrètes au début, elles rougissent et gonflent pendant les six premiers mois post-opératoires puis elles s’estompent progressivement. Elles peuvent toutefois demeurer inesthétiques.
Parfois, il peut persister une asymétrie des seins, qu’il s’agisse du volume, de la hauteur, de la taille ou de l’orientation des aréoles. Dans tous les cas, une correction chirurgicale secondaire est possible.
Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgical.
Lors de la consultation préopératoire, le médecin anesthésiste informera des risques anesthésiques.
Les complications chirurgicales sont peu fréquentes mais possibles :
Une phlébite, une embolie pulmonaire, exceptionnelles, sont graves. Des mesures préventives rigoureuses en minimisent l’incidence.
Dans la grande majorité des cas, cette intervention donne un résultat très appréciable en termes de confort, même si la rançon cicatricielle inévitable en reste le principal inconvénient.
Une plastie mammaire peut être effectuée à partir de 15-16 ans et pendant toute la durée de la vie.
Une grossesse ultérieure est possible ainsi que l’allaitement.
photos